et ses éventuels parents en République Dominicaine
par Víctor José Arthur Nouel
Etant donné
l’envie qui m‘est venue il y a quelques années déjà de mettre par écrit tout ce
que je savais ou tout ce que je pourrais découvrir sur notre histoire familiale
par filiation paternelle, j’ai commencé des recherches généalogiques sur les
noms de famille Arthur-Pierret. A cette fin, j’ai consacré depuis lors la
plupart de mon temps libre à l’étude des données obtenues et à la recherche de
documents susceptibles de les légitimer.
Elvira Arthur veuve Dalmasí est, sans aucun doute, la personne qui connaît le mieux l’histoire de la famille Arthur-Pierret et elle a toujours été une source précieuse d’informations à propos des dates et lieux des événements familiaux ainsi que des anecdotes familiales. Aujourd’hui encore, à l’âge de 87 ans, elle se souvient des faits avec une précision étonnante. Ces trois dernières années, au cours d’entretiens que j’ai eus avec elle à différentes occasions, j’ai réussi à connaître la version complète des origines d’un grand nombre de nos ancêtres.
Il existe deux anecdotes familiales qui m’ont été racontées par tante Elvira et que je n’ai pas encore pu confirmer, car, à mon avis, elles exigent qu’on leur consacre davantage de temps et d’études. L’une d’elles concerne d’importantes personnalités de l’histoire nationale et universelle et c’est pour cette raison que je souhaite la faire connaître dans l’espoir qu’un lecteur, féru de recherches, s’y intéresse et soit à même de contribuer à son éclaircissement.
L’anecdote en question, qui fait partie de la tradition orale transmise de génération en génération pour arriver finalement jusqu’à nous par l’intermédiaire de tante Elvira est la suivante : “sa grand-mère Honorina racontait – et elle l’avait entendu elle-même de sa grand-mère Maria Francisca – que la maman de José María Imbert, Marie-Anne, était une soeur du Cardinal de Richelieu”. Les relations entre les personnes mentionnées ci-dessus sont les suivantes : María Francisca Delmonte était l’épouse de José María Imbert, et tous les deux sont les parents d’Ana Imbert Delmonte. Celle-ci a épousé José Abreu et tous deux sont les parents d’Honorina Abreu, épouse d’Hipólito Pierret Pou, qui sont, tous les deux, les parents de María Emilia Pierret Abreu. Cette dernière a épousé Adolfo Arturo Arthur, et tous deux sont les parents de tante Elvira. D’autre part, quand ces personnes parlent du Cardinal de Richelieu, il est évident qu’elles ne se réfèrent pas à Armand Jean Du Plessis, le premier duc de Richelieu, mais à Armand Emmanuel Du Plessis, son neveu à la quatrième génération, contemporain de Marie-Anne et détenteur, à ce moment-là, du titre appartenant au célèbre cardinal, c’est-à-dire duc de Richelieu.
Si cette anecdote est vraie, le nom de famille maternel de José María Bartolomé Imbert , héros de la bataille dite du 30 mars, livrée à Santiago – bataille, qui a consolidé la sécession de la partie espagnole de l’île de Saint-Domingue de la partie haïtienne, obtenue peu de temps auparavant, le 27 février 1844 – serait Du Plessis et non Dupresse ou Duplessne comme le consignent plusieurs historiens dominicains. Le général José María Imbert serait, de ce fait, un descendant collatéral d’Armand Jean Du Plessis, cardinal et duc de Richelieu, premier ministre de la France, architecte de l’État français, qui, par son génie politique, a fait d’une simple monarchie la puissance la plus respectée d’Europe, sous le règne de Louis XIII.