PIERRE AUCLAIR(1) (b. February 07, 1655, d. November 22, 1741)
PIERRE AUCLAIR(1) (son of JEAN P. AUCLER and SUZANNE AUBINEAU) was born February 07, 1655 in St. Sauveur D' Aunis, Charente Mar, France, and died November 22, 1741 in Charlesbourg, Que.. He married M. MADELEINE SEDILOT on March 06, 1679 in Charlesbourg, Quebec.
Notes for PIERRE AUCLAIR(1):
Pierre Auclair et Marie-Madeleine Sédilot
Dans le contrat de mariage que Suzanne Aubineau signe avec Mathias Campagna, son second mari, il est dit que ses enfants, Pierre et André Auclair, seront nourris et entretenus jusqu'à ce que chacun d'eux ait atteint l'âge de quinze ans. À ce moment, Pierre a douze ans, André cinq. Au cours de l'hiver qui suit, lorsque le recenseur passe à l'île d'Orléans, Pierre n'est pas dans sa famille. Il ne figure nulle part ailleurs. On ne le retrouve qu'à l'âge de 19 ans, lorsqu'il tente de s'établir.
À l'été 1674, il s'achète une terre à la Petite-Auvergne, au sud de Charlesbourg. Il y fait de la culture, mais pas assez pour pouvoir rembourser l'emprunt à court terme qu'il a contracté pour la payer. Il la revend donc l'année suivante. Deux ans plus tard, il se fait concéder une terre voisine de celle de sa famille, à Saint-François de l'île d'Orléans. Pour une raison que l'on ignore, il n'y reste qu'un an.
Au printemps 1678, il s'achète une terre dans le rang Saint-Bernard, seigneurie de Saint-Ignace, à l'ouest de Charlesbourg. Cette fois, il semble avoir trouvé l'endroit qui lui convient, car il décide de se marier. Il choisit pour épouse Marie-Madeleine Sédilot dit Desnoyers, l’aînée d'une famille de quatre enfants qui demeure à Sainte-Foy, près de l'actuel hôpital Laval.
Bien que née de parents pauvres, Marie-Madeleine a eu le privilège de faire deux séjours comme pensionnaire chez les Ursulines, pour un total de 240 jours. Elle y a appris à lire et à écrire, mais aussi les fondements de son futur rôle d'épouse et de mère. Une partie de sa pension a été payée par le Frère Joseph Boursier, procureur des jésuites et ami de la famille. Ce Frère Boursier, au nom prédestiné, a déjà, à deux reprises, prêté de l'argent à Pierre Auclair, pour l'aider à s'établir. Il est possible que ce soit lui qui ait permis aux deux jeunes gens de se connaître.
Lorsqu'ils signent leur contrat de mariage, le 6 mars 1679, Marie-Madeleine a 13 ans et 10 mois, Pierre en a vingt-quatre. La cérémonie, qui a lieu à Québec chez un oncle de la future mariée, est sobre. Du côté des Sédilot, on compte six invités; du côté de Pierre, trois seulement. Sa mère et son frère sont là, mais pas le beau-père, Mathias Campagna. Ayant signé leur contrat en mars, les futurs époux ont dû se marier en avril, une fois le carême terminé. Nous ignorons où et quand, car l'acte de mariage est introuvable.
Après le mariage, il est probable que Pierre défriche la terre qu'il a achetée dans le rang Saint-Bernard, mais il n’est pas sûr que Marie-Madeleine le rejoigne, du moins tout le temps. En effet, à l'automne 1680, au moment du recensement, elle est chez ses parents, à Sainte-Foy. Pierre, de nouveau, ne figure nulle part. On sait seulement qu'au mois de mai suivant, il reçoit à Québec le sacrement de confirmation des mains de Mgr de Laval. D'autre part, bien que le jeune couple se déclare résidant à Charlesbourg, c'est à Québec que leurs deux premiers enfants sont baptisés, ce qui laisse croire que c'est là que Marie-Madeleine a accouché.
Quatre ans après son mariage, Pierre achète, dans le rang Saint-Bernard, la terre qui longe la sienne du côté ouest. C'est sur cette terre qu'il construira, on ignore exactement quand, la maison qui existe toujours et qui s'appelle la maison Auclair-L'Heureux. À partir de 1684, ses enfants sont baptisés à Charlesbourg; de là la tradition orale qui veut que la maison ancestrale ait été construite cette année-là.
On aurait pu croire qu'avec deux lots à défricher, Pierre Auclair s'en tiendrait là au chapitre des transactions. Il n'en est rien. Dix nouveaux contrats nous révèlent qu'il continue d'acheter, de vendre, d'échanger des terres et de louer celles des voisins. Son objectif à court terme est d'exploiter le plus de terre défrichée possible; son objectif à long terme est d'établir ses garçons. Il ignore, à cette époque, que ses deux fils aînés choisiront la prêtrise.
Son principal revenu ne semble pas être l'agriculture, mais le bois. Comme le cèdre est abondant dans la région, il fabrique du bardeau et vend des clôtures de perches. Avec le bois franc, il fabrique du charbon de bois. Il n’est pas exclu, même, qu'il ait exploité un moulin à scie. En effet, sur sa terre, traversée par la rivière du Berger, se trouvait le moulin à farine de la seigneurie. Ce moulin, abandonné en 1722 pour être remplacé par un nouveau, s’est trouvé libre. Il est possible qu'il l'ait transformé en moulin à scie. Un tel moulin, à cet endroit, a fonctionné jusqu'au XIXe siècle.
Pierre Auclair n'est pas un colon ordinaire. Arrivé au pays enfant et n'ayant pu fréquenter l'école, il a su apprendre les choses sur place par lui-même. Il a de l'esprit d'initiative et un bon jugement. La maison qu'il nous a léguée en est une preuve. Quant à sa femme, son grand mérite est d'avoir mis au monde dix-sept enfants et de les avoir élevés chrétiennement. Deux de ses fils deviendront prêtres et cinq de ses filles deviendront religieuses, ce qui est un record sous le Régime français. En plus de ses enfants, elle garde sa mère, qui passe chez elle les douze dernières années de sa vie, jusqu'à l'âge de 72 ans. Il est possible également qu'elle ait gardé des neveux et des nièces, les enfants d'André Auclair, devenus orphelins de père et de mère en 1703.
Comme le couple Auclair-Sédilot vit vieux, il voit chacun de ses enfants quitter la maison, un à un. Seul fait exception Jean-Baptiste, le quinzième, qui hérite du bien paternel. S'étant marié en 1733, il introduit une jeune épouse, qui redonne vie à la maison en la repeuplant d'enfants.
Pierre Auclair décède en 1741, à l'âge de 86 ans et 10 mois. Marie-Madeleine Sédilot décède en 1745, à l'âge de 79 ans et 10 mois. Leur longévité et leurs réalisations nous autorisent à conclure qu'ils étaient doués d'une vitalité exce
2. Étienne
Né le 28 février 1682, Étienne est baptisé, lui aussi, à Québec. Jusqu'à l'âge de 31 ans, son histoire se confond avec celle de son frère Pierre, qui naîtra deux ans plus tard. Ils se suivent comme deux jumeaux. Jusque dans la vingtaine, ils aident leur père, puis ils entrent au Séminaire de Québec. Avant d'y entrer, ils apprennent à lire et à écrire.
Après six ans de petit séminaire et un an de théologie, en 1710, ils prennent la soutane. Pour recevoir la prêtrise, ils doivent attendre trois ans, car Mgr de Saint-Vallier est absent. Lorsqu'il revient, Étienne a 31 ans.
À cette époque, les curés sont inamovibles. L’abbé Étienne Auclair est curé de Kamouraska pendant trente-cinq ans. En plus de sa paroisse, il dessert un temps les missions qui s'étendent depuis Rivière-Ouelle jusqu'à Rimouski. En dépit d'une santé fragile, il accomplit une tâche exigeante. En 1748, transporté à l'Hôtel-Dieu de Québec, il y meurt à l'âge de 66 ans. Il est inhumé dans la cathédrale. Précisons que le portrait soi-disant de lui publié par la paroisse de Kamouraska est un faux.
3. Pierre
Pierre, né le 23 février 1684, est baptisé à Charlesbourg. C'est que, l'année précédente, son père a acheté, à côté de sa première terre, une nouvelle terre sur laquelle se trouve une maison habitable. Cette maison, agrandie par la suite, deviendra la maison ancestrale qui existe encore.
Jusqu'à l'âge de 29 ans, l'histoire de Pierre se confond avec celle de son frère Étienne. Ordonné prêtre, il est nommé curé de Saint-Augustin. Utilisant le nom de famille de sa mère, Sédilot dit Desnoyers, il signe Auclair Desnoyers, puis Desnoyers tout court. Il passe sa vie à Saint-Augustin, sauf une année, en 1721, où il se voit imposer la cure de Saint-François-de-Sales, dans l' île Jésus (Laval). Faisant valoir ses droits de curé inamovible, il revient à Saint-Augustin.
Pierre Auclair est l'un des rares curés de cette époque qui aient laissé des écrits. En plus du journal de la paroisse, il a rédigé un mémoire, dont une vingtaine de pages seulement ont été sauvées de l'oubli. Contrairement à son frère Étienne, il accumule des biens considérables. Il décède la même année qu'Étienne, à l'âge de 64 ans, et est inhumé dans l'église qu'il a fait construire.
Parmi les effets personnels qu'il laisse et qui sont remisés dans le grenier de la maison paternelle, à Charlesbourg, se trouve une calotte ayant appartenu à Mgr de Laval. En 1877, l'abbé Joseph Auclair, curé de la basilique de Québec, en visite à la maison ancestrale, apprend l'existence de cette relique. Il obtient d'en faire cadeau à Mgr Taschereau, qui en fait don à l'Université Laval. Cette calotte se trouve aujourd'hui au Musée du Séminaire de Québec.
4. Françoise
Françoise naît le 30 décembre 1685. À l'âge de 16 ans, elle entre comme converse chez les Augustines, à l'Hôtel-Dieu de Québec. Elle prend l'habit sous le nom de Soeur Saint-Bernard. Ne sachant ni lire ni écrire, comme les autres soeurs converses, elle se consacre aux tâches domestiques. Après vingt-trois années de dévouement, elle meurt à l'âge de 39 ans.
5. Marie-Anne
Marie-Anne naît le 29 février 1688. À 17 ans, elle va rejoindre Françoise comme converse au monastère de l'Hôtel-Dieu. Elle prend l'habit sous le nom de Soeur Sainte-Marguerite. Sa longévité lui vaut le triste privilège d'être témoin de deux catastrophes : l'incendie de l'Hôtel-Dieu en 1755 et la prise de Québec par les Anglais quatre ans plus tard. Comme une partie du couvent sert à loger l'armée britannique, les religieuses vivent à l'étroit. Marie-Anne ne connaîtra pas le retour à la normale. Elle meurt en 1771, à l'âge de 83 ans.
6. Charles
Charles naît le 30 mars 1690. Il est scolarisé. Le 4 juillet 1712, il épouse Marie-Madeleine Déry, fille de Maurice Déry et de Madeleine Philippeau, de Bourg-Royal. Il s'établit à un kilomètre à l'est de son père, sur la terre que ce dernier a achetée en prévision de l'établissement du premier de ses garçons qui se marierait. C'est Charles qui s'y installe, tout en achevant de la payer.
Le couple Auclair-Déry a dix enfants, dont six atteignent l'âge adulte et s'établissent près de leurs parents. Trois garçons ont une descendance mâle. Germain et Étienne se marient deux fois et chaque fois avec les deux soeurs. Germain a 19 enfants et Étienne en a 21. En 1785, à l'âge de 60 ans, Étienne déménage dans la région du Richelieu, où huit de ses enfants se marient. Le troisième des garçons qui laisse une descendance mâle est Charles. Ayant épousé Marie-Thérèse Jobin, il s'établit sur la terre de son beau-père, le long de l'actuel boulevard Pierre-Bertrand. Ce couple a dix enfants.
Marie-Madeleine Déry meurt à l'âge de 63 ans, Charles Auclair à l'âge de 66 ans. C'est Germain qui hérite du bien paternel, au pied de l'actuelle Côte des Érables, à Charlesbourg-Ouest.
7. Marie-Thérèse
Marie-Thérèse naît le 5 août 1692. À l'âge de 16 ans, elle entre comme converse au monastère de l'Hôtel-Dieu. Elle prend l'habit sous le nom de Soeur Sainte-Madeleine. Elle meurt à l'âge de 48 ans.
8. Marie-Marguerite
Marie-Marguerite naît le 10 octobre 1695. À 17 ans, elle entre au monastère des Hospitalières de Saint-Joseph, à l'Hôtel-Dieu de Montréal. En 1721, elle est témoin de l'incendie de leur couvent. Elle meurt en 1724, à l'âge de 32 ans. Comme un nouvel incendie détruit le couvent dix ans plus tard, les documents qui la concernent manquent. Reconstituée de mémoire, la liste des religieuses décédées dit seulement "Soeur Marie-Anne (sic) Auclair, de Québec". Il s'agit là probablement de son nom en religion.
9. Marie-Louise
Marie-Louise naît le 13 octobre 1697. On l'appelle plus brièvement Louise. À l'âge de 5 ans, elle est emportée par une épidémie de petite vérole qui fait 85 victimes à Charlesbourg, dont 65 enfants.
10. Jean-Baptiste 1
Jean-Baptiste naît le 27 octobre 1699. Cinq jours avant Marie-Louise, il est emporté par l'épidémie de petite vérole, à l'âge de 3 ans.
11. Catherine
Née le 18 avril 1701, Catherine, appelée par la suite Marie-Catherine, survit à l'épidémie. Elle est scolarisée. À 23 ans, elle épouse Jacques Paquet, de Bourg-Royal. Le couple s'établit pas loin de chez elle, dans le rang Saint-Romain. Dix-huit ans plus tard, ils déménagent à Québec, près de l’Hôtel-Dieu, où Jacques Paquet devient charretier et commerçant de boissons. Il décède huit ans plus tard, laissant Catherine avec sept enfants vivants sur les onze qu'elle a mis au monde.
En 1760, une fois la guerre terminée, elle se remarie à un veuf, forgeron dans la rue du Sault-au-Matelot. Redevenue veuve dix-huit mois plus tard, elle loge chez son benjamin, Joseph. Lorsque ce dernier déménage à Rivière-des-Prairies, au nord de Montréal, elle l'accompagne. C'est là qu'elle décède, à l'âge de 88 ans.
12. Joseph 1
Joseph naît le 29 janvier 1703. Il meurt une semaine plus tard, emporté le premier par l'épidémie de petite vérole.
13. Jeanne-Marguerite
Jeanne-Marguerite naît le 29 juillet 1704. On l'appelle plus brièvement Jeanne. À l'âge de 18 ans, elle entre comme converse au monastère de l'Hôtel-Dieu de Québec, où elle rejoint trois de ses soeurs aînées. Elle prend l'habit sous le nom de Soeur Saint-Augustin. Malheureusement, elle meurt neuf mois plus tard, laissant dans l'affliction les religieuses, qui éprouvaient pour elle une affection particulière.
14. Marguerite
Une fille naît le 4 septembre 1706. Bien qu'il existe déjà dans la famille une Marie-Marguerite et une Jeanne-Marguerite, on donne à l'enfant le prénom de Marguerite. Elle ne vivra pas assez longtemps pour créer de la confusion, car elle décède huit semaines plus tard.
15. Jean-Baptiste 2
Le deuxième Jean-Baptiste naît le 18 décembre 1707. Il est scolarisé. Lorsqu'il se marie, à l'âge de 25 ans, il y a quatre ans qu'il vit seul avec ses parents. C'est lui qui hérite du bien paternel. Le 6 février 1733, il épouse Marie-Charlotte Roy-Audy, fille de Jean-Roy Audy et de Marie-Thérèse Jobin, de Charlesbourg. De leur union naissent 9 enfants, dont 3 seulement survivent : une fille et deux garçons.
La terre paternelle, de 4 arpents de largeur, sera divisée entre les deux garçons. Étienne-Marie aura la moitié est, soit la partie achetée par l'ancêtre en 1678. Jean-Baptiste-Laurent aura la moitié ouest, soit la partie achetée par l'ancêtre en 1683, sur laquelle se trouve la maison ancestrale.
16. Joseph 2
Le deuxième Joseph naît le ler février 1710. Il décède à l'âge de quatre ans.
17. Marie-Suzanne
Marie-Suzanne naît le 21 février 1711. Elle sait signer son nom. À 18 ans, elle épouse Pierre Paquet, le frère de Jacques, mari de sa soeur Marie-Catherine. Les deux couples, formés des deux frères qui ont épousé les deux soeurs, vivent côte à côte, dans le rang Saint-Romain. Malheureusement, Suzanne meurt à l'âge de 22 ans, après avoir donné naissance à un troisième enfant. Le veuf se remarie.
Conclusion
Ainsi, sur les 17 enfants issus du couple Auclair-Sédilot, 5 meurent en bas âge, 7 entrent dans les ordres ou au couvent, et 5 se marient, soit trois filles et deux garçons. Finalement, deux garçons seulement assurent la survie de la lignée : Charles et Jean-Baptiste. La descendance de Charles est la plus prolifique
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Chroniques historiques écrites par Raymond L'Heureux, Sainte-Foy, Québec lheureuxv@videotron.ca
Association des Auclair d'Amérique , C.P. 6700, Sillery, Québec, Canada, G1T 2W2
More About PIERRE AUCLAIR(1): Fact 1: 1666, Immigrated from France with brother Andre. Fact 2: 1655, Baptized under the name of "LECLERC". Sources 1: 1679, C. Tanguay. Sources 2: 1679, C. Tanguay, Name is spelled " AUCLAIR".
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Marriage Notes for PIERRE AUCLAIR(1) and M. MADELEINE SEDILOT: Contre Notaire means they were married by a justice of peace, Notary, Paul Becquet.
Children of PIERRE AUCLAIR(1) and M. MADELEINE SEDILOT are:
+CHARLES LECLERC(2), b. March 30, 1690, St. Bernard, Quebec, Canada, d. June 1756, Charlesbourg, Quebec.